[jardinier des coteaux ]les chenilles poilues ne sont pas toutes des processionnaires!

Non, des chenilles qui vivent ensemble ne sont pas toutes des chenilles processionnaires ! 
Qu’on se le dise et qu’on arrête les massacres !

Par exemple le paon-du-jour, inféodé à sa plante hôte, l’ortie piquante.

Aux beaux jours, pond et colle ses œufs verts tendres sous la feuille d’ortie.

A la sortie des œufs, de minuscules chenilles non urticantes se sont rassemblées dans leurs filets de soie naturelle pour s’alimenter ensemble seulement de feuilles d’ortie sur la plante à l’abri de tout danger.

Après plusieurs mues, devenues noires, elles sont séparées et se sont accrochées à l’ortie, la tête en bas, au moyen d’un coussinet de soie (le crémaster) pour pouvoir se balancer sous le vent frivolant sans tomber.

En quelques jours, elles se sont transformées en chrysalides verdâtres aux reflets métalliques, typiques de l’espèce.

Un jour après sa naissance, les ailes déployées et séchées, il a pu voler par beau temps et chercher sa première nourriture, appelée nectar sur des fleurs odoriférantes qu’il a pu capter avec les récepteurs olfactifs des ses antennes.

D’où l’intérêt pour protéger la faune :

-de planter des espèces donnant avec leurs fleurs, du nectar, breuvage constitué essentiellement d’eau, de fructose, de glucose, de vitamines, d’acides aminés et de substances bactéricides nécessaires à la vie de ces insectes ;
-de laisser croître les orties pour nourrir les chenilles de ces frêles papillons en voie de disparition ;
-d’éviter d’employer toute substance chimique sur les plantes et les fleurs qui sacrifient les papillons lorsqu’ils s’y posent.