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Des salades tout l’hiver

Le secret de Nicolas le jardinier pour récolter des salades tout l’hiver se joue en ce moment.
On a trop souvent tendance à croire qu’au début de l’automne, le potager tire sa révérence. C’est l’une des plus grandes idées reçues en jardinage !
L’automne n’est absolument pas la fin de la saison : c’est le démarrage d’une toute autre dynamique.
Les légumes d’été disparaissent peu à peu, mais d’autres prennent le relais. Certains vont être récoltés dans les prochaines semaines, d’autres vont rester en place pendant l’hiver, et quelques-uns attendront même le retour de jours plus longs pour repartir au printemps prochain.
Au potager d’automne et d’hiver, on peut donc distinguer trois grandes vagues de cultures.
1. Les cultures de transition (à récolter dès maintenant et jusqu’à la fin de l’automne)
Ce sont les légumes installés en fin d’été qui touchent doucement à leur fin. On les cueille au quotidien, et ils laisseront progressivement leur place au fur et à mesure que les températures fraîchissent.
Par exemple : les radis, les laitues d’automne, les betteraves, les navets, les radis noirs ou encore les carottes semées en été.
Et tant que le froid ne s’installe pas vraiment, il peut aussi rester quelques légumes d’été à grappiller : des haricots, des courgettes, des poivrons et bien sûr les dernières tomates dans les régions où l’automne reste doux.
2. Les légumes du cœur de la saison froide (récoltés en automne et en hiver)
Ici, on entre dans le vif du sujet avec des plantes rustiques, parfaitement taillées pour affronter les frimas et l’humidité automnale. Elles assurent des récoltes régulières pour aborder sereinement les mois les plus froids.
On retrouve par exemple la mâche, les épinards, les poireaux, les blettes, les scaroles, les frisées et les laitues d’hiver.
On peut aussi compter sur certains légumes-racines laissés en terre, comme les carottes ou les navets, ainsi que sur plusieurs choux, notamment le chou kale et les choux de Bruxelles.
Bien sûr, tout dépend de la région et de la météo. Un potager breton, alsacien ou toulousain ne traversera pas l’hiver de la même manière.
Mais avec les bonnes variétés et parfois une petite protection, on peut continuer à récolter bien plus longtemps qu’on ne l’imagine.
3. Les légumes de fin d’hiver (à récolter à partir de février)
C’est le secret des jardins autonomes toute l’année. Ces légumes passent la période la plus dure de l’hiver au ralenti dans le sol. Dès le mois de février, lorsque les grands froids s’éloignent et que la durée du jour rallonge visiblement, la magie opère : ils sortent de leur pause hivernale et reprennent une croissance fulgurante.
C’est notamment le cas de certaines variétés de laitues d’hiver résistantes aux gel, des épinards, des poireaux, de la mâche et de plusieurs types de choux.

Et c’est là que la préparation faite aujourd’hui devient vraiment intéressante : pendant que beaucoup de potagers sont encore presque vides, ces cultures sont déjà là, prêtes à repartir en février-mars.
Le secret ultime ? La régularité !
Comment réussir à maintenir une telle diversité sans interruption ?
Il n’y a aucun miracle là-dedans, seulement de la méthode : le roulement continu.
Lancer une nouvelle vague de semis ou acheter une poignée de jeunes plants toutes les trois semaines, en adaptant scrupuleusement les variétés au fil du calendrier, ça change absolument tout.
Au lieu de subir un pic de production suivi d’un désert dans le potager, vous installez une véritable petite chaîne de production continue.
C’est cette discipline simple qui permet d’avoir un potager qui vous offre des récoltes toute l’année, même en plein mois de janvier !
Et chez vous, quelles sont les cultures qui prennent le relais cet automne ?
Nicolas envoie aussi chaque dimanche une newsletter avec mes conseils de saison pour garder un potager productif toute l’année.

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