Pourquoi nos pare-brises restent-ils de plus en plus propres ? Ce constat partagé par de nombreux automobilistes pourrait être le symptôme d’un phénomène bien plus inquiétant : le déclin des insectes volants. Pour objectiver cette impression collective, un programme scientifique inédit arrive en France en avril 2026 : Bugs Matter : les insectes, ça compte !
Un principe aussi simple qu’original
Lors de leurs trajets en voiture, les participants photographient leur plaque d’immatriculation à l’aide d’une application mobile dédiée, puis comptent les impacts d’insectes à la fin du trajet. Recenser les impacts sur une plaque d’immatriculation, un élément de même surface sur tous les véhicules, permet de produire des données comparables et scientifiquement exploitables à grande échelle.
Pourquoi s’intéresser à l’abondance des insectes ?
Le déclin de la biodiversité, et notamment des insectes, est un phénomène mondial dont les causes sont connues : destruction des habitats naturels, agriculture intensive, changement climatique, pollution lumineuse, etc.
Or les insectes sont des éléments nécessaires à un environnement fonctionnel et sont essentiels à la pollinisation, indispensables à la reproduction d’une grande partie des végétaux, et donc à notre alimentation. Ils sont aussi essentiels à la survie d’autres espèces qui s’en nourrissent.
L’objectif :
Créer le premier indicateur national d’abondance des insectes volants, tout en impliquant les citoyens dans la production de connaissances scientifiques. À la croisée de la science participative et de la mobilisation écologique, Bugs Matter pourrait transformer un geste du quotidien – prendre la route – en un outil inédit pour comprendre et documenter l’un des grands défis environnementaux de notre époque.
Détails sur le site de l’OPIE


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